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1985. Antoine Picot nait à Seclin dans le Nord.

2002 – 2005. Il étudie la biologie à l’université de Lille.

2005 – 2007. Inscrit en école d’Architecture et de Paysage, il découvre le dessin qui devient une activité quotidienne et pulsionnelle.
2007. Ne se trouvant pas l’esprit prompt à la conception tel que nécessaire à la poursuite de ses études, il décide d’une plongée dans la matière. Il quitte sa formation et trouve à travailler dans de beaux jardins.
Sa relation pulsionnelle au dessin le poursuit et l’amène à réaliser des errances dans des paysages avec lesquels il se lie d’une forte affinité: Bourgogne-Auxois, Auxerrois, Hainaut, Combrailles et Marche.
Véritablement habité, il s’exprime au fusain dans ses carnets. Parallèlement, il travaille les techniques de peinture: gouache, huile, pastels, encre.
Il fait la rencontre de Patrick Pote, peintre de la scène picturale lilloise. C’est avec son encouragement qu’il accroche sa première exposition en 2008.

2010 – 2015. Toujours dans une relation passionnée aux éléments, il travaille comme ouvrier viticole, jardinier-botaniste, jardinier de propriété, entrepreneur paysagiste.
2015. Une nouvelle période s’ouvre: celle des improvisations.
Au départ non formulée, une pratique a émergé de son travail en atelier qu’il a appelé plus tard ses improvisations.

<<En atelier, devant une feuille blanche, je lance un premier geste, de façon instinctive, sans objectif de représentation.
Ma volonté ne se situe que dans l’énergie qui est mise en œuvre.
Il s’agit de faire apparaitre un espace de vision, instable, avec lequel interagir. C’est comme un champ de bataille qui s’ouvre entre l’œil et la surface du tableau. Toute réaction va instantanément transformer l’ensemble, ce qui va appeler une nouvelle réaction, d’une autre nature et d’une autre énergie.
Il faut avant tout être disponible et être capable de puiser en soi l’énergie de répondre de la façon la plus pertinente possible. La plus grande difficulté est de conserver cette attitude : à l’équilibre. Entre la violence et la fragilité, entre la construction et la destruction, entre l’esprit aventureux et l’esprit pratique… Il n’est question que d’équilibre.
Chaque proposition doit être une ouverture, pour que la construction s’inscrive dans la vie. Le tableau démarre ici, nous invite à suivre son chemin et nous amène ailleurs.
Concrètement, le tableau est terminé quand j’ai le sentiment qu’il n’y a plus rien à ajouter. Que la meilleure proposition à faire à un instant donné est de ne rien faire, qu’il n’y a plus qu’à voir. >>

Ses improvisations sont une recherche lucide d’harmonie, un désir d’ouvrir des espaces où réagir, et finalement une condition de sa liberté. Derrière la volonté de faire se cache une volonté d’être. C’est une méditation.

La révélation concernant le choix du terme lui est venue par l’accointance des musiciens et notamment d’Alain Brühl et d’Andràs Vigh lors d’une initiation au <<Jeu du Oui>> donnée par eux en 2016 à Aubusson.